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La Meuse du jeudi 21 juin 2018

Des chercheurs du centre GIGA de l’Université de Liège viennent de faire une découverte importante concernant le mélanome, un cancer de la peau extrêmement agressif. Ils ont découvert comment certains mélanomes deviennent résistants aux thérapies ciblées et pourquoi le mécanisme moléculaire responsable de cette résistance offre une nouvelle opportunité thérapeutique pour soigner ces mélanomes dont le pronostic demeure mauvais.

Le mélanome est un cancer de la peau extrêmement agressif. Il touche environ 3.000 personnes chaque année en Belgique et est très difficile à traiter à cause de son caractère multirésistant. Des espoirs importants étaient nés en 2011 suite à l’arrivée de ce que l’on appelle les thérapies ciblées. Très efficaces, elles rencontrent toutefois une résistance chez le patient après un an ou un an et demi de traitement, empêchant d’aller plus loin dans le combat contre ce cancer.

La découverte de chercheurs du centre GIGA de l’Université de Liège s’annonce révolutionnaire. En effet, les équipes du docteur Pierre Close, chercheur FNRS qui dirige le laboratoire de cancérologie expérimentale, ont ainsi pu mettre en évidence le mécanisme par lequel les mélanomes développent cette fameuse résistance aux thérapies ciblées. « Nous avons identifié le mécanisme central de cette résistance. Cela suggère qu’il peut y avoir des perspectives nouvelles pour le développement d’un médicament qui bloquerait ce mécanisme de résistance, ce qui serait évidemment bénéfique pour les patients », appuie Pierre Close.

Pour être concret, les chercheurs liégeois ont démontré que si l’on parvenait à stopper cette résistance tout en poursuivant le traitement avec les thérapies ciblées, cela permettrait de limiter le développement des mélanomes malins multi-résistants. « C’est vraiment une nouvelle perspective dans la guérison de ce cancer. Nous avons étudié cela spécifiquement au centre GIGA. Les thérapies ciblées sont aussi utilisées pour combattre d’autres cancers, comme ceux du sein ou encore des poumons. Le mécanisme de résistance pourrait être identique dans tous les cas, ce qui ouvre évidemment des opportunités », renchérit le chercheur principautaire.

Précisons également que cette importante recherche a pu être financée par Welbio (l’institut wallon virtuel de recherche d’excellence dans les domaines des sciences de la vie), la Fondation contre le cancer et le Télévie.

Gaspard Grosjean